Temer s’en sort pour l'instant

Michel Temer échappe au procès pour corruption passive. Photo Valter Campanato/ABr.
Le président brésilien Michel Temer a réussi à obtenir le minimum de votes nécessaires pour échapper au procès pour corruption passive.

Pour éviter le procès qui l’aurait privé de son mandat pendant au moins 180 jours, le chef de l’Etat avait besoin du soutien d’un tiers des 513 députés qui composent la chambre basse, un nombre atteint avant la fin du scrutin.

Les députés qui ont voté en faveur de Temer, ont justifié leur décision par la nécessité de « préserver la stabilité politique et rétablir l’économie du pays », tandis que ses opposants considèrent qu’il est important d’enquêter immédiatement sur les allégations de corruption à l’origine de la dénonciation.

Michel Temer a été formellement accusé par le parquet, en juin dernier, à la suite des dénonciations de plusieurs membres du groupe JBS dans le cadre d’un accord avec la justice en échange d’un pardon judiciaire.

Malgré ces accusations et même des enregistrements audio confondants, le président - au plus bas dans les sondages - continue de nier toute implication. A présent il ne pourra être poursuivi qu’à l’issue de son mandat.