Marcelo en Angola

Comme lorsqu'il enseignait à l'Université de Luanda, Marcelo commence sa journée par un bain dans l'océan. Photo Miguel Figueiredo Lopes/Lusa.
Le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa est en Angola pour assister à la passation de pouvoirs entre José Eduardo dos Santos et João Lourenço, ce mardi [26/09/2017].

Dès hier, Marcelo s’était promené dans les rues de Luanda et avait commencé sa journée par un bain dans l’océan, face à l’île de Luanda, avec en tête l’espoir que les relations entre les deux pays cessent de faire des vagues.

Cette visite a aussi une dimension personnelle pour le président portugais, celle des souvenirs puisqu’il avait enseigné à l’Université Agostinho Neto, à partir de 2005, et comme il l’a rappelé, ses journées commençaient toujours par un bain matinal dans l’océan.

« A cette époque, au petit matin, je venais ici nager. Exactement à cet endroit, avec ces mêmes courants, ils vous tirent légèrement, mais c’est une eau chaude, très chaude et très transparente, très peu polluée. Elle est parfaite et c’est un bon commencement de journée », a déclaré le président.

A l'occasion de ce retour en Angola Marcelo Rebelo de Sousa a également mis en exergue les « relations fraternelles » entre les deux pays, et les courants de Portugais et Angolais qui se croisent dans les deux sens, pour conclure qu’il ne pouvait pas ne pas assister à la cérémonie d’investiture du nouveau chef de l’Etat angolais, car c’est une « fête de famille ».

« Ma présence c’est la présence de millions de Portugais », a-t-il ajouté.

Outre le plongeon dans l’Atlantique, Marcelo a visité le bord de mer à Luanda, se livrant à ses habituels selfies avec la population, il a été reçu par José Eduardo dos Santos, qui arrive en fin de mandat, puis s’est rendu à l’Université, où il avait enseigné, pour y rencontrer d’anciens élèves.

Pour ce qui concerne les entreprises portugaises dans le pays, « l’idée est de continuer à investir en Angola », malgré la crise que le pays traverse, ce qui peut passer par l’ouverture de lignes de crédit pour faciliter les paiements.

Le président portugais en a profité aussi pour lever les doutes sur l’état des relations entre les deux pays, notamment en raison des investigations de la Justice portugaise concernant des personnalités du régime angolais.

« Ce qui nous unit est beaucoup plus important que ce qui peut nous séparer », a affirmé Rebelo de Sousa, qui a qualifié ces frictions comme des problèmes en famille.

« L’Angola peut compter sur le Portugal, sur les entreprises, les entrepreneurs, les travailleurs portugais. Et le Portugal aussi, évidemment, compte sur les milliers d’Angolais qui y vivent, qui y travaillent et créent de la richesse, à tous les niveaux, dans l’économie, dans la société portugaise. Nous sommes ensemble, nous sommes ensemble et cela personne ne peut nous le prendre », a conclu Marcelo.